Technologie imaginaire
Approche pataphysique de la musique
Journée d’études organisée par Andrew HUGILL, MTI
(De Montfort University, G.B.), Marc BATTIER, MINT-OMF (Paris-Sorbonne) et
Philippe CATHE, CRLM (Paris-Sorbonne)
mercredi 30 mars 2005 En Sorbonne, 9h30-18h30, Salle des Actes, 1, rue Victor
Cousin, 75005 Paris.
9h30
Andrew Hugill — Imaginary Music Technologies : a survey
Bruno Bossis — De Hadaly à Malvina : les divas de l’imaginaire
Daniel Teruggi — Ces machines que nous avons voulu construire sans vraiment
réussir. Quelques exemples du GRM
14h30
Sophie Stevance — Duchamp, scientifictif du sonore
Pierre-Albert Castanet — De la potentialité sonore des ready-mades
de Marcel Duchamp
Ramuntcho Matta — La pâte à musiques
John Levack Drever—Topophonique, Ochlophonique, Nostophonique et Pataphonique
: trois études de cas
« Le temps, tel un fleuve, charrie jusqu'à nous ce qui est plus
léger et gonflé d'air, mais coule au fond ce qui est plus lourd
et solide. »
Francis BACON, Novum Organum, « Aphorismes concernant l'interprétation
de la nature et le règne de l'homme », Livre I – Aphorisme
71 (1620), trad. de Michel Malherbe et Jean-Marie Pousseur.
A chaque spire de son cours, les technologies imaginaires surnagent sur la
rivière
de l’histoire. La décision de les adopter ou de les rejeter est
révélatrice d’un moment de l’humanité. C’est
particulièrement vrai en musique, où la technologie a évolué tantôt
grâce aux innovations d’ingénieurs, tantôt grâce à des
idées nouvelles de musiciens et d’artistes et, de loin en loin,
parce que musiciens et ingénieurs ont travaillé ensemble. Ces évolutions
ont influencé tous les aspects de la musique, y compris l’interprétation,
la composition et la musicologie.
Cette journée d'études est la première manifestation internationale
consacrée au thème des technologies imaginaires en musique. Bien
que sous-tendue par ce qu'en induit la pataphysique, elle veut prendre en considération
les étapes historiques qui ont jalonné le XXe siècle tout
autant que les avancées les plus récentes en les répartissant
en trois grandes catégories :
- les technologies imaginaires qui n’ont jamais été et ne
seront jamais réalisées.
- les technologies imaginaires qui peuvent être développées.
- les technologies qui, d’abord imaginaires, existent désormais.
On prendra comme point de départ la ‘Pataphysique telle que la définit
Alfred Jarry :
« DEFINITION : La pataphysique est la science des solutions imaginaires,
qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés
des objets décrits par leur virtualité. » Alfred JARRY,
Gestes et Opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, Livre II, chap. VIII,
1911.
Les exemples de technologies imaginaires abondent dans les œuvres d’écrivains
et d’artistes tels que Jarry, Roussel, Apollinaire et Duchamp. D’autres
sont décrites par des compositeurs comme Satie, Varèse, Grainger,
Scriabine et Partch. Ces technologies sont tour à tour ludiques, étranges,
utopiques ou magiques. L’objectif principal de cette journée d’études
sera d’explorer ces idées et leurs développements jusqu’à l’ère
numérique et au-delà.
http://www.omf.paris4.sorbonne/MINT
Renseignements : Marc.Battier@paris4.sorbonne.fr